Aujourd’hui je vous propose l’interview de Clément Wurmser qui est l’auteur du livre que j’avais eu l’occasion de lire pour photopassion, « La macrophotographie numérique ».

Clément Wurmser

Les photos dans l’interview sont la réalisation de Clément et donc soumises à la législation des droits d’auteurs.

Clément a eu la gentillesse de trouver quelques minutes pour répondre aux questions et les réponses qu’il formule permettes d’avoir une ou deux techniques qui pourraient en dépanner plus d’un.

Je vous laisse donc en compagnie de Clément.

Clément, peux tu te présenter en quelques lignes ?

J’ai 28 ans, j’habite à Nancy en Lorraine où j’exerce le métier d’ingénieur en informatique et je pratique la photo depuis maintenant 5 ans.

Quel est ton matériel photo ?

En ce qui concerne les boitiers :

  • Canon EOS 20D
  • Canon 5D Mark II

Les objectifs :

  • Canon 100mm MACRO f/2.8
  • Canon MP-E 65mm f/2.8

Les flashes :

  • Canon Speelite 430EX
  • Canon MT-24EX

Les accessoires :

  • kit de bagues d’allonge Kenko
  • multiplicateur x1.4 Kenko

Comment est venu la passion de la photo ?

Complètement par hasard : mes parents m’ont offert, il y a 5 ans de cela, un petit compact numérique (un Canon A80 pour être exact) pour fêter mon diplôme de fin d’études. Je n’avais jusqu’alors jamais manifesté d’intérêt pour la photo, mais la découverte d’un mode « macro » sur cet appareil m’a vite rendu accroc.

Comment es tu arrivé a faire des macrophotos ?

Assez simplement : je me suis demandé à quoi pouvait bien servir le mode macro de mon A80, et après quelques recherches sur Internet, j’ai vite été conquis par le niveau de détail et les couleurs que permettait de restituer la macrophotographie.

Comment réalises-tu tes macrophotos? On souhaite tout savoir chez photopassion, alors peux tu nous donner une de tes techniques ?

Vaste question 🙂 Tout dépend du sujet photographié en fait. Je n’adopte pas la même attitude selon que je souhaite photographier une goutte d’eau ou un insecte. J’ai pu constater que les gens se demandent souvent comment je peux approcher aussi près de mon sujet sans le faire fuir. Une seule réponse possible : connaitre son sujet ! Par exemple, on peut très facilement connaitre l’état d’alerte d’une
mouche en observant son comportement : si elle se nettoie les globes oculaires ou se déplace rapidement, sa méfiance est au plus bas. Si par contre elle se fige brusquement, attendez-vous à ce que votre prochain mouvement la fasse fuir.

Qu’est ce qui te fais choisir une photo plutôt qu’une autre ?

Les exigences que j’ai eues vis-à-vis de mes photos ont été graduelles : à mes débuts, je misais tout sur la netteté, j’ai ensuite essayé de soigner mes compositions, puis je me suis intéressé à la restitution des couleurs. Aujourd’hui, si la photo ne répond pas à toutes ces exigences, je ne la retiens pas.

Quel poste traitement t’autorises-tu sur tes photos ?

Je ne suis pas très doué en retouche, et à vrai dire cela ne m’intéresse guère. Cependant, comme je travaille à l’aide de fichiers RAW, le post-traitement est indispensable pour redonner à l’image son panache d’origine. Donc pour répondre à la question : un zest de luminosité, un soupçon de contraste, une pointe d’accentuation et le tour est joué !

Pour un photographe amateur qui débute dans le domaine macrophoto, quels sont les 3 conseils que tu pourrais donner ?

Je n’en donnerai qu’un en fait, tant j’estime que celui-ci est fondamentalement plus important que tous les autres conseils que je pourrais divulguer ! Mon conseil c’est de prendre des photos, encore et encore, d’une part pour apprendre à maitriser son matériel, d’autre part car une bonne connaissance naturaliste est souvent indispensable pour réussir ses clichés. Et qu’y-a-t-il de mieux que d’observer longuement son sujet pour en apprendre un peu plus sur lui ?

Dans ton livre j’ai vu que tu faisais beaucoup de photo de fleurs dans le reflets d’une goute d’eau, pourrais tu nous faire partager ta technique ?

La technique est assez simple, mais encore faut-il que la morphologie de la goutte se prête à ce genre d’exercice. L’idée est de faire la mise au point, non pas sur le contour de la goutte, mais directement sur le reflet, en adoptant une ouverture de diaphragme suffisamment petite pour que la profondeur de champs induite puisse couvrir la totalité du reflet.

J’ai aussi remarqué que tu faisais le Mac Gyver ! C’est parce que les accessoires macrophoto ne sont pas satisfaisant ?

Autant certains accessoires (bagues / bonnettes / etc.) sont difficilement remplaçables par du matériel artisanal, autant j’ai pu constater que les solutions vendues dans le commerce pour tout ce qui concerne la gestion de la lumière sont souvent plus chères et moins performantes que du « fait-maison ».

Promets-tu de nous tenir informé de tes prochaines séries ?

Sans aucun problème ! 🙂

Reproduction partielle ou totale interdite sans citer la source

A propos de l'auteur

Guillaume Manceron est le fondateur de photopassion.fr proposant des reportages photos, des tests d'equipements ou bien des podcasts. En 2006, Il découvre les joies d'avoir un reflex numérique et depuis sa passion n'a pas changé

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