Dans nos chères caméras, on trouve d’étranges données, que l’on ne comprend pas toujours. Pourquoi trouve-t-on des données comme « 1080p » ou « 1080i », ou encore « 50p » ou « 50i ». A quoi correspond ce petit « i » ou un petit « p » ? C’est ce que nous allons voir ensemble.

Le mode ENTRELACE – « I »

Le principe du mode entrelacé est simple. On affiche lors d’une première trame, toutes les lignes paires d’une image ; puis dans un deuxième temps, on affiche toutes les lignes impaires d’une deuxième image.

Cette méthode a vu le jour avec les écrans cathodiques, et pour éviter l’effet de papillonnement. En effet, à l’époque, il y avait un laps de temps élevé entre l’affichage du premier pixel, en haut à gauche, et le dernier pixel (en bas à droite) d’une même image. Résultat, le début de l’image avait déjà perdu en intensité au moment de l’affichage de la fin de l’image. L’entrelacement a donc été une solution permettant notamment d’afficher moins de lignes. En effet, on affiche seulement 1 ligne sur 2. Les lignes étant très petites et resserrées, cela ne se voit pas, et l’on a un meilleur confort visuel que si on affichait l’intégralité des lignes.

L’entrelacement serait donc une manière de réduire le taux de transmission des données. Ce n’est pas tout à fait vrai. Le taux de transmission dépend du nombre d’images par seconde multiplié par la définition. L’entrelacement permet d’utiliser une mémoire tampon deux fois plus petite qu’en mode progressif. Cette mémoire, à chaque instant, contient une demi-image et non une image complète.

Cependant, ce mode entrelacé a plusieurs défauts. Lors des séquences rapides, des bandes (ou peigne) apparaissent. Ce phénomène est réduit lors des séquences lentes, du fait que les trames paires sont très proches des trames impaires.

Entrelacé_Progressif

Le mode PROGRESSIF – « P »

Le balayage progressif est un mode utilisé par les écrans électroniques, comme les écrans d’ordinateurs et les téléviseurs haute définition.  Le principe est simple : le balayage progressif affiche la totalité de l’image en une seule fois. Chaque trame correspond donc ici à une image entière.

L’affichage progressif a quelques avantages par rapport à l’entrelacé :

  • même si une image progressive ou entrelacée possèdent le même nombre de lignes verticales et horizontales, on a la sensation que la résolution verticale est inférieure dans les images entrelacées. En effet, du fait que les lignes paires et impaires ne sont pas affichées en même temps, on a une perception des détails moins bonne. La résolution d’une image entrelacée serait estimée à 60% de celle d’une image progressive. Donc, la perception d’une image en 1080i correspondrait à celle d’une image en 720p. 
  • l’affichage entrelacé peut conduire à des clignotement des motifs horizontaux rapprochés, du coup, le balayage progressif apporte une plus grande stabilité des images.
  • Par ailleurs, il serait plus facile de traiter et de compresser des images progressives dans le monde du tout numérique.

Malgré tous ces avantages pour le mode progressif, pourquoi trouve-t-on toujours le mode entrelacé proposé dans nos chères caméras ? Comme on a pu le voir plus haut, le mode entrelacé permet de réduire la bande passante. C’est particulièrement utile quand cette dernière est limitée. C’est donc pour cette raison que l’on continue de voir ce mode proposé dans nos chères caméras.

Par exemple, certains réflex ne sont pas capable de proposer du 50 FPS en mode progressif. Cependant, ils peuvent proposer 50 FPS en mode entrelacé (50i), proposant ainsi au vidéaste, la possibilité de filmer avec un nombre de FPS élevé et de réaliser tout de même des ralentis.

A propos de l'auteur

Photographe professionnelle, je suis passionnée par les voyages, l'architecture et l'humain. J'aime raconter mes aventures à travers des reportages photoVous pouvez découvrir mon travail sur mon portfolio : Créateurs d'émotions

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5 Réponses

  1. David PNR91

    en voila des explications bien utiles 🙂
    c’est clair, net et précis. merci pour l’info !

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  2. darnet

    Merci, Je n’avais jamais approfondit la question ! maintenant c’est clair !

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  3. Courcier

    Merci pour ces explications claires.
    Mais cela, le nombre de lignes et trames, c’est le plus simple : le format HD actuel, c’est encore 1920 x 1080, de préférence « p » plutôt que « i ».
    A partir de là, j’ai d’autres questions :
    1 : si je filme en 1080i, parce que ma caméra (ou mon reflex) ne me propose que ça, est ce que mon film est de moins bonne qualité que si je filmais en 1080p ?. Est ce que ça ne joue que sur les images rapides ?
    2 : au montage, ou avec un convertisseur, je réencode en 1080p. Quelle conséquence ?
    3 : au montage, quel est l’intérêt de garder le 1080i ? Et quel est l’intérêt de passer en 1080p ?. Est ce que certains téléviseurs ne sont pas capables de lire le 1080p ?. Est ce que les PC, tablettes et iPad iPod ne sont pas capables de lire le 1080i
    4 : Si c’est le cas, pourquoi ? Et est ce que certains logiciels (vlc ?) permettent de lire quand même le 1080i ?
    5 : Au delà, c’est toute la problématique des formats, encodeurs, et autres … Y a t’il un format, si possible HD (pas le seul DVD standard), qui serait à peu près universel, et lisible par la quasi totalité des PC, téléviseurs, lecteurs DVD ?. Je ne l’ai pas encore trouvé, je le cherche. Quel format utilises tu pour que tes vidéos soient lues par la majorité de tes clients ?

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