Nouveau podcast aujourd’hui, ou je vous parle de l’une de mes passions qui est l’accompagnement des jeunes chef d’entreprise.

Bonne écoute :

Salut les créatifs, et bienvenue dans ce nouveau podcast sur iTunes, Spotify, SoundCloud, on est partout, et c’est un véritable bonheur de vous retrouver aujourd’hui pour un sujet qui me tient énormément à cœur.

Très honnêtement, c’est la raison pour laquelle j’accompagne les chefs d’entreprises les jeunes chefs d’entreprise ou les jeunes porteurs de projets. Qu’on ne se trompe pas, quand je dis jeunes, je ne parle pas de l’âge, je parle bien de la génération du projet, d’accord ?

C’est-à-dire que je peux très bien recevoir des gens de 40 ans, des gens de 15 ans, des gens de 20 ans… je reçois vraiment n’importe quel porteur de projet au studio. Je me présente, moi c’est Guillaume, j’ai créé CG Média et le Studio Dans les Nuages avec Céline Manceron mon associée, qui est aussi accessoirement ma femme et la maman des enfants.

Donc oui, pour ceux qui se posent la question, je travaille avec ma femme, et ça se passe très bien. On en fera peut-être un podcast d’ailleurs là-dessus, et je tenais aussi à remercier les personnes qui laissent des avis et des étoiles sur iTunes. Merci énormément de faire cette démarche. Ça ne vous prend pas longtemps, mais alors vous ne pouvez pas savoir à quel point ça nous aide.

On n’avait pas mesuré ce truc-là. On a eu un avis, le podcast il a fait un jump direct. Donc, merci merci. Ce que je regrette un petit peu, c’est que je ne puisse pas remercier directement les gens, donc merci. Si vous avez cinq minutes devant vous et que vous nous écoutez, et que vous n’êtes pas en voiture, n’hésitez pas à laisser un petit avis, et bien sur cinq étoiles si ça vous plait.

Aujourd’hui un sujet qui me tient énormément à cœur, vous ne pouvez pas savoir à quel point, c’est pourquoi on accompagne des jeunes porteurs de projets. On va essayer de faire ça en sept points, je ne sais pas ça va être hyper clair. Je ne sais pas si ça ne va pas être à moitié découpé, mais moi ce qui compte, c’est que je vous partage ma passion pour l’accompagnement des jeunes porteurs de projets.

Première raison qui est évidente, c’est le plaisir de rencontrer des humains. Étrangement, je fais partie normalement de la génération qui ne devrait pas aimer le téléphone et qui ne devrait pas aimer l’échange physique.

Eh bien moi, j’adore ça, j’adore pouvoir échanger avec mes clients au téléphone, j’adore pouvoir échanger avec mes lecteurs en physique au salon de la photo par exemple, où je vous rappelle qu’on sera encore présents cette année. Vraiment, c’est un truc que j’adore. J’adore aller à des soirées réseau et discuter avec des personnes que je n’ai jamais vu où que je ne rencontre pas. Et en fait c’est très simple, il faut savoir que quand on va à un événement, quand on va à une soirée Networking, quand on va à un apéro présentation de chef d’entreprise, quand on va à un meet-up, il y a des gens qui vont pour le sujet.

Le sujet qui peut être passionnant. Et à côté de ça, on peut aussi y aller pour faire des rencontres un peu sympas. S’il y a un buffet et qu’il y’a des gens, forcément qui se connaissent entre eux, qui font partie du même réseau, qui échangent régulièrement à l’année avec eux. Donc il y a des gens comme ça, mais il y a aussi des gens qui viennent parce que le thème leur a plu, et qui ne connaissent personne.

Eh bien ça c’est un bon moyen de pouvoir échanger avec des nouvelles personnes, et l’accompagnement de chefs d’entreprise ça permet évidemment ce genre de choses là. Je clarifie un truc par contre là-dessus, ce n’est pas une activité financée, c’est-à-dire que je ne gagne pas d’argent sur l’accompagnement des jeunes chefs d’entreprises. Je fais ça sous le nom d’une association, et je fais ça de façon bénévole, donc ça ne me rapporte rien, et je préfère clarifier les choses. Alors sur le podcast, c’est vrai que j’ai vraiment moins le problème des gens pas contents ou des gens qui vont chercher la petite bête. Donc je préfère clarifier, je crois que c’est ma déformation professionnelle avec les blogs et les chaînes YouTube, voilà donc je ne gagne pas d’argent là-dessus, et je gagne encore moins d’argent sur le podcast que je fais aujourd’hui.

Première chose : rencontrer des porteurs de projets qu’ils soient seniors ou juniors ça c’est top. Deuxième point c’est, pour moi l’humain est magnifique. L’humain est capable d’énormément de choses, nous sommes des machines de guerre. Clairement, nous avons la capacité à travailler des heures cubes quand le sujet nous passionne. Et c’est vrai que les porteurs de projets sont passionnants et passionnés. Ils passent tellement de temps à réfléchir, à brainstormer, à faire leur business plan, à aller rencontrer des gens qui ont une telle passion dans leur projet, qu’on ne peut qu’être engagé.

Un porteur de projet qui vient au studio me présenter son projet et qui n’y croit pas, je peux vous dire que je le vois dans la première minute. C’est très simple, quand on est passionné et passionnant, ça transpire à travers les yeux, ça transpire à travers la peau. Je vous rappelle quand même que le langage non verbal représente énormément de choses dans l’échange entre deux personnes.

Troisième chose, c’est que moi je ne suis pas d’accord avec la vision qu’on fait des jeunes d’aujourd’hui, cette génération de fainéants. Soyons honnêtes : quand je travaillais pour un grand opérateur télécom et que je gérais des équipes, ils avaient beau être juniors, seniors, moyens, il y avait des gros glandeurs.

J’avais dans mes équipes, des gens qui arrivaient à 9 h qui partaient à 17 h. Je ne critique pas ça, d’accord, mais j’estime que ces gens-là sont des glandeurs, d’accord ? Ce n’est pas qu’il faut faire des heures cubes pour bien gagner sa vie, c’est juste qu’à un moment, quand t’arrives à 9 h et que tu repars à 17 h, mais qu’en fait à 17 h 10 il se passait peut-être un truc qui aurait pu te faire gagner un gallon, et bah ça c’est des glandeurs, d’accord ?

Et la génération de jeunes chefs d’entreprise, là de jeunes chefs d’entreprise, et bah c’est pas des glandeurs, et c’est pour ça que je ne suis pas d’accord avec le message qu’on véhicule sur les jeunes d’aujourd’hui. Il y a des jeunes qui bossent plus que des vieux !

Il y a des jeunes qui sont incroyablement ardus, qui passent des heures carrées à travailler leur projet, à pondre des lignes de code, travailler des heures à se renseigner, à regarder des podcasts en américain, regarder des podcasts à l’étranger, à suivre des conférences à l’étranger. Il y a des jeunes qui travaillent énormément sur leur projet. Nous on a la chance d’être à côté de plusieurs pôles universitaires et de donner des conférences assez jeunes, mais il y a des jeunes qui s’arrachent pour travailler. Il y a des jeunes qui sont sûrement plus productifs que moi aujourd’hui. Moi c’est facile finalement, aujourd’hui j’ai mon entreprise, j’ai un studio qui fonctionne, j’ai très très peu de choses à avancer, j’ai toujours à l’améliorer, et c’est ce qu’on va faire et on vous en parlera sûrement sur photo passion et sur ce podcast dans les prochains mois.

Mais il y a des jeunes qui sont incroyablement performants. Il faut arrêter de véhiculer une image de génération de fainéants, ce n’est pas vrai ! C’est une génération qui est capable aujourd’hui de vous vendre une plate-forme de mise en relation… Je n’en sais rien, alors je ne vais pas donner de noms, de mise en relation de véhicules, et qui le lendemain peut vous vendre de la farine de boulanger.

C’est une génération qui s’adapte, c’est une génération hybride, c’est une génération qui demain peut faire ce qu’elle veut. Donc voilà c’est vrai que je suis un peu en décalage avec cette génération-là et grâce à ces porteurs de projet, et ça, c’était le troisième point.

Quatrième point, c’est parce que je me sens utile. Quatrième et cinquième point en fait, on va le mélanger. C’est que je me sens utile, j’ai l’impression d’apporter ma petite pierre à l’édifice dans cette grande machine qu’est l’entrepreneuriat. Je l’amène à travers différentes façons, je l’amène à travers photo passion, je l’amène à travers ce podcast, je l’amène à travers plein de choses, mais c’est vrai que rencontrer des gens, des porteurs projets, eh bien j’ai l’impression de mettre ma petite pierre à l’édifice d’un monde meilleur, d’une plate-forme meilleure, de connecter les gens entre eux, de…

bref j’ai l’impression de pouvoir donner un petit peu de mon temps et c’est finalement le cinquième point. C’est que quand on s’est lancé avec Céline en photographie, imaginez ce que ça a déclenché chez les investisseurs. Et imaginez ce que ça a pu déclencher chez les banques, imaginez ce que ça a pu déclencher quand on s’est pointé avec Céline la fleur au fusil, en disant «  nous on est Céline et Guillaume, on va lancer un truc, ça s’appelle un studio photo ».

On nous a rigolé au nez, on nous a rigolé au nez à l’époque, on nous a dit « mais vous êtes sérieux ? Mais il n’y a plus rien dans les villes avec ça, il n’y a plus rien, ça marchera plus ». Et je souviens qu’on s’était pas démonté à l’époque avec Céline, et aujourd’hui heureusement qu’on ne s’était pas démonté.

C’est qu’il y a toujours des mecs qui vont vous dire « eh oh, fait comme tout le monde, va bosser notre entreprise pourrie, soit au bord du suicide parce qu’en fait t’as un chef au-dessus de toi qu’a décidé d’être un vrai con… » Je ne sais pas trop si je devrais utiliser ces mots-là ici… On verra si je les garde au montage ça.

Bref, il ne faut pas écouter ces gens-là, et c’est vrai que moi aujourd’hui je rends les conseils qu’on m’a donnés quand les gens ont cru en notre projet. Il y a des gens qui ont cru, il y en a même beaucoup qui ont cru, et de plus en plus au fil du temps. Il y a un Monsieur à l’époque nous avait conseillé, je pense que je m’en souviendrai toute ma vie, et Céline aussi d’ailleurs, de cette journée-là. C’est qu’on était avec notre accompagnateur qui était ce que je fais aujourd’hui, et qui fait une liste des six choses qu’on fait qui rendent du CA.

Et il dit « ça c’est bien, ça c’est bien, ça c’est bien… bon, c’est très simple dans ces six choses-là, il faut en virer deux ». Et puis il nous pointe les deux choses qu’il faut virer. Et là, on se regarde avec Céline, les deux choses qu’il pointe c’est ce qui représente 50 % de notre chiffre d’affaires. Vous rendez compte, il y a un monsieur qui vient nous voir, qu’on connaissait déjà d’avant, qui a un passif, qui a quand même réussi quelques boîtes, qui est rentier de ces boîtes, et qui nous dit « ça, vous virez, ça, vous virez ».

Alors là vous ne pouvez pas me voir sur le podcast, mais la tête qu’on a fait. On s’est dit « mais ce n’est pas possible, tu nous demandes de supprimer 50 % de notre chiffre d’affaires ». Et il me dit « oui, mais la valeur elle ne se trouve pas là ». Et on a viré ces 50 % d’activité. Et on a dû faire en sorte que sur les quatre autres qui nous restaient, qu’il avait bien voulu nous laisser d’ailleurs, on rattrape ce retard.

Et honnêtement, si ce monsieur n’avait pas été là l’époque, il n’avait pas fait un gros coup de ménage dans nos prestations, parce que quand on se lance, on se dit « aller, je prends tout. Je rentre tout ce qui peut, je suis photographe, paysagiste, vidéaste, je fais tout, je suis community manager de marque machin, on prend tout ».

Et quand on dit qu’il faut virer parce que finalement plus tu te dilues, moins t’en vends… Eh bien aujourd’hui il n’aurait pas été là ce monsieur, eh bien on n’en serait pas là et je peux vous garantir que je ne serais pas en train d’enregistrer de podcast dans mes bureaux, dans mon studio, et en travaillant avec ma femme.

Donc voilà, hyper important pour moi de pouvoir donner de bons conseils. Dernier point qui est hyper important pour moi, c’est vraiment ce fait d’être l’avocat du diable. Il y a vraiment cette importance de démonter les projets. Ça va un peu à l’encontre du point d’avant, mais c’est comme ça. On doit être méchant. Alors pas méchant, du genre faire du mal pour faire du mal. On doit démonter leurs projets, on doit les préparer à ce qu’ils vont affronter, on doit les préparer à affronter les banques, on doit les préparer à affronter les investisseurs s’ils veulent lever des fonds, on doit les préparer à savoir présenter leur projet, parce qu’ils arrivent devant nous en disant « moi mon truc il fait ça, ça, ça, ça et ça. Oui, mais ça, ça, ça, ça et ça, à quoi ça sert ? » Très très souvent quand je reçois des porteurs de projet, ils ne commencent jamais « par pourquoi ils font ça ? ».

Qu’est-ce qui les anime ? Pourquoi ils avancent comme ça ? Pourquoi ils ont décidé de lancer ce projet ? Ils commencent par « Mon business plan c’est comme ça et ça marche ». Ça, ça n’existe pas, ça ne marche pas. Et nous notre boulot d’accompagnateur, c’est vraiment de démonter leur projet, de le décortiquer morceau par morceau et d’être bienveillant, mais méchant ou désagréable.

C’est-à-dire qu’il faut accepter la critique. Il faut accepter de dire « Bah non ton business plan à 300 000 € au bout de la première année, tu te touches quoi. Ça ne marche pas. Pas comme ça ». Ou alors les chefs d’entreprise qui viennent ici et qui disent « alors moi c’est très simple, j’ai un projet, c’est génial, je vais tout vendre au bout de 3 ans au pack investisseurs ». « Mais loulou, si tu n’as pas commencé par faire rentrer des investisseurs, tu vends comment ton pack ? ». « Heu… ».

Et ça, ça arrive souvent en fait, honnêtement ça arrive souvent. Donc ils pensent déjà à la sortie alors qu’ils ne sont pas encore rentrés sur la table de poker. Et nous en fait, c’est ça : sur une table de poker on est celui qui a son bonnet et ses lunettes noires et on est là pour désagréable. À des moments on va bluffer, c’est-à-dire qu’on va volontairement les mettre dans le dur. On va leur dire « là ce n’est pas bon », alors qu’en fait c’est très bon, pour voir un peu comme ils défendent leur théorie.

Et il y a des moments on va leur dire « là ce n’est vraiment pas bon parce que ce n’est pas bon, trouve un autre angle ». Parce qu’ils ont vraiment la tête dans le guidon et ils ont du mal. Quand on commence un projet, nous on était comme ça donc je sais de quoi je parle, quand on se lance on se dit « eh, la ça passe… ». Non en fait ça passe pas du tout.

Donc voilà, vraiment ce sujet je pourrais en parler des heures, je ne vais pas vous garder trop trop longtemps avec moi, je sais que vous m’écoutez assez rapidement. Vraiment je voulais échanger avec vous sur mon… C’est un peu un moyen pour moi aussi de mettre en avant qu’on peut, si vous m’écoutez, vous êtes un chef d’entreprise aguerri, que vous êtes un chef d’entreprise averti, que vous avez envie de vous lancer dans l’entrepreneuriat, il y a des gens bénévoles qui sont là pour vous accompagner.

Vraiment, j’insiste là-dessus, si vous avez un projet, si vous avez une idée, si vous avez une envie, si vous avez la passion de vous lancer, il y a toujours quelqu’un pour vous aider dans votre projet.

Merci de m’avoir écouté, vraiment, très sincèrement vous êtes… C’est top, je prends vraiment beaucoup beaucoup de plaisir à créer ce podcast. Vous ne me voyez pas, je pense qu’un jour je ferais peut-être une vidéo backstage, on verra. Vraiment merci l’avis sur un iTunes c’était imprévu et ça fait vraiment plaisir, merci beaucoup à cette personne encore une fois. Si vous avez envie, rendez-nous service, faites-le. Si vous avez d’autres thèmes que vous voulez aborder, n’hésitez pas à me faire un petit e-mail ou à me laisser un message tout simplement par Facebook, par Twitter ou des choses comme ça, ou Instagram. Je suis vraiment sur Instagram aussi beaucoup plus que sur les autres plates-formes. Merci à tous, à très bientôt pour un prochain podcast sur iTunes, SoundCloud, Spotify, bref on est partout maintenant, ça y est. Merci merci beaucoup beaucoup et à très bientôt pour une prochaine… Pas pour une prochaine, pour un prochain podcast. Ciao ciao.

A propos de l'auteur

Guillaume Manceron est le fondateur de photopassion.fr proposant des reportages photos, des tests d'equipements ou bien des podcasts. En 2006, Il découvre les joies d'avoir un reflex numérique et depuis sa passion n'a pas changé

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