Dans ce nouvel article sur Photopassion, je vais vous parler de comment préparer ces poses et ses éclairages pour réaliser une séance de photographie en studio.

Vraiment si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à les laisser dans les commentaires directement sous cet article ou tout simplement par email; y’a aucun souci, écrivez-moi et bien sûr si cet épisode vous plaît, vous allez faire un petit tour sur Apple Podcast et vous laissez 5 étoiles.

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Transcription Texte

Salut les créatifs!

C’est Guillaume et je suis tellement content de vous retrouver aujourd’hui.

J’espère que vous allez bien!

Ça me fait extrêmement plaisir de refaire un podcast pour continuer un petit peu à répondre à vos questions parce que bah c’est pas mal les petits échanges qu’on a les petits partages qu’on a. La page Facebook de PhotoPassion et mon compte Instagram c’est vraiment un moment où j’adore me retrouver déjà parce que de un ça me permet de m’aider dans mes recherches d’éclairage, dans mes recherches de talents, dans les interviews que je peux organiser, ça c’est cool. Mais c’est aussi pas mal d’échanges un peu informel et en plus bon là on va faire le Festival de Vincennes avec Jean Christophe donc c’est vraiment des échanges qui se créent, c’est vraiment top et aujourd’hui encore une fois je vais répondre à une question parce que je trouve qu’en fait il y a pas mieux pour trouver des idées d’articles, des idées de podcast.

Donc on va répondre à une question de Michael, je ne vais pas dire son nom de famille: Comment se prépare une séance en amont, se décider sur les poses, quel éclairage, pourquoi et comment ? 

Eh bin Michael c’est plutôt simple. Ta séance tu lui donnes le sens que tu veux. C’est à dire qu’en fait dans ta démarche de création artistique, dans ta démarche de création d’images, tu as plusieurs étapes. Tu vas voir l’étape tout simplement de “je débute et j’ai tout à faire”, tu vas avoir après l’étape de “je suis le meilleur du monde mais en fait pas vraiment”, ça c’est un peu au bout de quelques mois de pratique de la photographie, c’est un fait, c’est sur une courbe en apprentissage, au début on est pas bon, on devient un poil bon alors on décide qu’on est un cador et ensuite après on s’effondre et c’est là qu’on commence vraiment à comprendre l’intérêt de la photo, ou en tout cas l’intérêt de la passion qui nous anime.

Si tu me dis bah écoute Guy bien voilà moi je suis au début de ma pratique photographique studio je te dis et ben écoute “fait tout ce qui te plait, fait tout ce que tu as envie, fait pleins d’erreurs, crée plein d’images, appelle plein de modèles, fait pleins de rencontres et forcément tu vas créer ton set un petit peu d’images et tu vas créer ce que tu aimes et ce que tu aimes moins et tu vas trouver ce que tu aimes et ce que tu aimes moins”. Ça c’est vraiment quand tu es à ton début de création. Tu as tout à faire, tu as tout le chemin à parcourir, c’est génial parce qu’en fait, il y a rien qui t’oblige à choisir, tu peux tout créer.

Ensuite si tu as un peu cette courbe où tu te sens le maître du monde, un dieu vivant de la photographie, j’ai un peu l’impression d’être horrible en disant ça mais je l’ai été en 2000… Je ne sais plus il y a très longtemps, je ne sais plus quelle année c’était. Mais un moment voilà j’avais commencé la photographie, j’ai fait mon premier filet d’étoile, c’est une histoire que je raconte souvent en plus. J’avais mon premier filet d’étoiles sur le pont de Boulogne et j’estimais que j’étais un Dieu vivant de la photo parce que j’avais réussi à faire la même photo que dans une grande boutique de mobilier suédois et en fait non, j’étais juste tout simplement en train de commencer mon apprentissage et quand j’ai réussi à faire cette photo-là, je suis rentré chez moi en disant ça y est la photographie je gère la fougère! Tout va bien dans la vie, je suis un Dieu de la photographie. Et quelques temps après je me suis mis à la macro et là je me suis rendu compte que je ne connaissais absolument rien à la photographie, il y avait plein de choses que je ne connaissais pas la profondeur de champ, le temps d’exposition, la stabilité et c’est vrai qu’à partir de ce jour-là, j’ai commencé à progresser. Je le dis assez souvent mais c’est vrai que la technique, l’art du portrait, la maîtrise portrait sur femmes, hommes, enfants, bébés c’est pour moi la pratique la plus compliquée de la photographie. Pourquoi? Parce qu’il faut établir une connexion entre la personne qu’on photographie et nous en tant que photographe. Si tu es en haut de cette courbe d’apprentissage, le moment où tu te sens un dieu vivant, là tu n’as pas grand chose à faire parce que tu estimes que tu maîtrises tous les sujets. Donc la meilleure méthode pour moi en tout cas, ça a été de changer complètement ma pratique de la photographie, d’essayer autre chose, un autre domaine, une autre technique, voir si déjà la photographie de portrait me plaisais toujours autant.

Et après tu as la courbe d’apprentissage, celle où tu commences à retourner à des fondamentaux et en général tu fais énormément d’erreurs. Tu as à progresser très vite, tu t’es pensé à Dieu pendant un temps et brusquement tu t’effondre. Et ce “brusquement tu t’effondres” pour moi ça a été hyper formateur c’est à dire que c’est là que j’ai fait beaucoup d’erreurs où je maîtrisais la technique, ça c’était acquis (la profondeur des champs, l’éclairage… ça on commence à comprendre et à l’époque quand je me suis lancé il n’y avait pas autant de blog qu’aujourd’hui on ne va pas non plus se mentir hein c’était plus compliqué à l’époque d’avoir accès à l’info. Mais au bout d’un moment, je me suis relancé et c’est vrai que le portrait je suis tombé amoureux et pour préparer mes séances en amont je faisais des dessins (je suis une quiche en dessin donc je faisais des dessins bâtons et Instagram n’était pas non plus ce qu’il est aujourd’hui), je faisais des petits dessins bâtons avec des petits trucs, c’était ridicule ce que je faisais à l’époque. Je m’étais une softbox ici puis à la rayure ça va éclairer comme ça et puis le modèle on va le faire déplacer comme ça et comme ça.

Donc en fait je faisais une planche de prise de vue. Aujourd’hui tu as des milliards de façons de faire une planche de prise de vue, la façon la plus simple j’ai envie de te dire, c’est Pinterest. Tu fais un coup de Pinterest, tu cherches par exemple un grand fan de montres, tu peux te faire une belle planche avec toute une série de photos de montres que tu as envie de te faire et ça va te permettre de tester, de faire plusieurs planches, de faire plusieurs prises de vue, de faire plusieurs jeux d’éclairage et tu vas aiguiser ton œil à analyser les scènes et ça c’est top parce qu’aujourd’hui, moi dans ma pratique de la photographie de portrait et de studio, je me rends compte que je suis complètement déformé pour analyser une scène d’un point de vue éclairage. Je pense qu’il y a beaucoup de photographes portraitistes comme moi, c’est à dire qu’avant de regarder la scène on va regarder comme elle est éclairée. Et ça me perturbe beaucoup parce que je suis un grand fan de séries et c’est vrai que je l’ai déjà eu dans un épisode précédent, mon inspiration aujourd’hui d’un point de vue posing ça va être tout ce qui va être Pinterest, Instagram, tous les photographes que je respecte et que j’admire qui sont outre-Atlantique pour le coup je regarde beaucoup comment ils font du posing, je regarde beaucoup les bouquins, alors on les trouve pas en France mais je regarde beaucoup ce qu’ils font à l’étranger sur le mot posing en fait sur la façon de faire poser un modèle et toute la partir éclairage je vais aller la chercher dans les séries américaines ou autre attention il y a pas de différence pour moi et principalement Netflix et aussi principalement sponsorisées par Netflix. J’ai lu un petit peu les abacles hein que Netflix imposait pour avoir le logo original Netflix. Ils sont extrêmement contraignants et moi ça m’intéresse beaucoup de voir un petit peu comment le chef éclairagiste a bossé, qu’est-ce qu’il a éclairé ou qu’est-ce qu’il n’a pas éclairé et en ce moment je suis une série qui s’appelle “Suits”, mais allez voir pour moi des moments on retrouve des jeux d’éclairage du même style que House Of Cards qui vraiment me parlaient beaucoup d’un point de vue éclairage très sombre. Moi j’ai fait le choix d’avoir des photos extrêmement, j’aime pas le mot dark, mais extrêmement fond noir, éclairage au noir, on a des ombres bien marquées, ça plait à mes clients et en finalement c’est tout ce qui compte, je pense que si je passais n’importe quel concours en France il y en a aucun qui passerait, mais c’est vrai que j’ai fait ce choix d’ombres assez marquées c’est à dire du clair-obscur, des ombres chinoises, il y a très peu d’entre deux chez moi, c’est souvent assez marqué comme éclairage. Et du coup aujourd’hui pour finir de répondre à ta question Mickaël, comment je prépare ma séance: -1ère partie : séance créative, pour mes clients je me permets plus la créativité comme vous pourriez l’avoir mais quand j’ai un petit projet perso, je regarde un petit peu sur Pinterest des sources d’inspirations.

Alors l’idée c’est pas copier hein c’est de voir un peu comment ils posent les mains, de voir comment ils posent les doigts, comment ils posent le visage, ça c’est super important pour moi, donc ça c’est pour la partie purement posing et ensuit pour la partie éclairage, je vais mixer avec des séries étrangères, des séries souvent américaines et souvent référencées sur des plateformes VOD type Netflix. Franchement, ne pensez pas que l’épisode est sponsorisé, c’est pas du tout le cas, c’est juste qu’aujourd’hui presque tout le monde connaît et qu’il n’y a pas de problème à dire. Et c’est vrai que des séances d’essai qui m’ont beaucoup inspirées c’est House of Card, ça va être Suits en ce moment mais vraiment voilà. Ou on va retrouver des séries avec des éclairages assez tranchés pour moi et donc forcément c’est souvent des séries un peu dark, pas gore mais un peu très thriller quoi. Voilà je vous invite à essayer ça et après bah si vous êtes maintenant sur un trend où vous maîtrisez votre éclairage, vous maitrisez votre posing, eh bin mettez-vous en difficulté, partez faire une séance sans idées précises avec des obligations créatives genre limitation de couleur de fond, limitation du nombre de torches, limitation du nombre de photos par séance, c’est hyper contraignant pour le coup parce qu’aujourd’hui au studio on peut dire on va faire en moyenne sur une séance grossesse entre 100-120 photos. Je ne vous cache pas qu’au début on était plutôt à 300-360 quoi. Aujourd’hui Céline m’a imposé particulièrement en grossesse parce que c’est ce qui représente une bonne partie de l’activité du studio, c’est de faire moins de photos mais beaucoup plus utiles parce que quand on shoot utile cette phrase vous la connaissez tous, eh ben ça veut dire qu’on a bien fait son posing et bien fait son éclairage. Ça ne sert à rien de shooter pour shooter. Essayez de rester concentrer sur l’image que vous voulez d’un point de vue posing et l’éclairage que vous voulez d’un point de vue scénarisation des choses comme ça.

Donc voilà Mickaël j’espère que ça répond à ta question comment je prépare mes séances photos.

Encore aujourd’hui, alors je vous raconte un petit peu ma vie perso, principalement en ce moment-là donc depuis quelques mois maintenant, je travaille beaucoup des nouveaux éclairages parce que, il n’y a pas de secret un moment on commence à s’ennuyer quand on fait toujours la même chose et j’ai eu l’impression de perdre un tout petit peu cette phase un petit peu de recherche de créativité. Mes clients voulaient des images extrêmement précises forcément je communique dessus donc il voulait celles-ci pas d’autres et je me suis retrouvé un petit peu pris à mon propre piège à réaliser toujours les mêmes images pour mes clients. J’avais un petit peu perdu la passion de l’éclairage et du posing alors que c’est vraiment quelque chose qui me plaît énormément et depuis quelques mois maintenant ça fait deux trois mois, je suis vraiment retourner en phase de créativité d’éclairage, des nouveaux trucs, je teste de la gélatine mais de différentes couleurs, je vais tester du posing très différent, qu’on a pas forcément beaucoup vu en France. Alors ma source d’inspiration pour ça bah c’est clairement la partie étrangère de la photographie, pas en France mais c’est voilà c’est ça vient du “baby p…” , ça vient des concours auxquels je participe, ça vient des formations que j’ai suivi aussi aux États-Unis et c’est vrai que ça me manquait de pas me permettre de créer et je te rassure Mickaël, à partir du moment où tu décides de sortir un petit peu tes habitudes, de sortir de ce que tu sais faire, eh bin tu recommences à la base c’est-à-dire que tu as encore tes réflexes de bin tiens ma softbox je vais la mettre comme ci, comme ça, ça va faire ci, ça va faire ça. Ouais mais c’est justement ça que tu ne veux pas retrouver, c’est que tu veux par retrouver des comportements que tu connais de ta softbox. Et de plus en plus moi au studio, on avait à peu près tous les modeleurs de lumière Octave, softbox, Strip, je me rends compte qu’il manque des petits modeleurs tu vois je pourrais avoir des doubles bols par exemple un de mes étudiants qui me l’a fait remarquer merci David, ça un de mes étudiants qui me l’a fait remarquer je pourrais avoir deux bols, j’avais une strip, peut être que je pourrais avoir 3 pour créer des choses différentes, j’ai toujours utiliser qu’un seul bol beauté ça c’est plutôt un choix, mais je pourrais peut être changer avec un autre nid d’abeilles dessus et en fait le fait de changer tout ça et bah ça me perturbe vachement et ben je repars de zéro en fait c’est-à-dire que c’est bien beau d’avoir un bol beauté, d’avoir une softbox avec un angle d’incidence bien connu, dès que tu commences à tout chambouler, à mettre un autre nid d’abeilles, mettre un autre angle, mettre un autre pied aussi qui ne te permets pas les mêmes contraintes que ton pied girafe et ben tout ça, ça te fait bosser ta créativité et forcément ça te faire de nouvelles images qui vont soit te plaire soit tout simplement détester mais au moins tu es sûr et tu as testé un truc.

Voilà je recommence j’espère que ça t’a plu Mickaël.

N’hésitez pas à me faire parvenir vos autres questions sur la photographie de studio, sur la photographie et n’hésitez pas aussi souvent on a des questions sur le business ou le marketing, franchement posez-les nous, ça nous fait extrêmement plaisir!

Je pense que la prochaine ce sera une question business pour le coup-là. Il y avait une question aussi qui était préparée sur comment créer son studio, quel matériel, quel type de statut, ça on en parlera très bientôt.

En tout cas merci d’être toujours plus nombreux à écouter les podcasts. Je ne suis pas hyper régulier dans les épisodes. Je ne vous cache pas qu’on n’avait pas prévu une activité comme ça sur cette période-là de l’année, bon j’ai l’impression de dire çà toutes les semaines mais c’est pas grave. En tout cas on est là, on est toujours présents, on sera présent à différents festivals cette année. Si vous avez la moindre question sur la pratique de la photographie de studio, sur la photographie de modèle, sur la gestion d’entreprise, vous n’hésitez pas; la page Facebook, le compte Instagram on se fera un plaisir d’y répondre. Sur ce moi je vous dis à très bientôt.

Si cet épisode vous a plu, vous laissez 5 étoiles de préférence sur Apple podcast. Et moi je vous dis à très bientôt dans un prochain épisode.

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